Lundi 2 novembre 2009
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Au rythme de notre progression vers le nord et les Flinders Ranges, la végétation s’appauvrit
lentement, ne se limitant bientôt plus qu’à quelques arbres recroquevillés au milieu d’étendues infinies de petites touffes d’herbe jaune. Les distances entre les villes n’en finissent plus
d’augmenter, alors que la taille de ces regroupements urbains diminue inexorablement, au point de n’être plus que de minuscules hameaux de maisons bâties autour d’une pompe à essence. Tous les guides de voyage à notre disposition – aussi bien suisse que français – décrivent les Flinders Ranges comme «un cirque montagneux grandiose», une «suite
de points de vue irréels sur des vallées infinies». Comme un avant-goût du spectacle qui nous attend, de longues chaînes de montagnes sortent progressivement de terre, au fur et à mesure de notre
progression, et commencent à découper l’horizon d’un bleu immaculé. Quelques kilomètres après le panneau d’entrée du Parc, la direction du camping et du visitor center est annoncée sur notre gauche. Tout droit, la route, désormais non revêtue, continue à travers une forêt de
chênes noirs et de cyprès. Daniela aurait bien pris une douche au camping avant d’aller plus loin dans l’exploration des Flinders mais le reste de l’équipage, à une majorité écrasante de 66%, en a
décidé autrement. De l’autre côté du bois, après une légère côte négociée sans peine, une vue quasi aérienne me pousse à m’arrêter. Nous voilà au sommet d’un enchevêtrement de petites collines
amoureusement entrelacées. Dehors, un vent puissant fait trembler mon appareil photo que je tente vainement de stabiliser. Courbé par la force de son blouson gonflé d’air, Giovanni n’a pas l’air
plus à l’aise. Daniela, elle, préfère prendre ses clichés de derrière sa vitre. Oreilles dressées et regard fixe, les kangourous du coin sont visiblement surpris de nous voir ici. Franchement moins
placides, les émeus détalent à grandes enjambées, leurs plumes grises aplaties par le vent. Ils n’ont pas dû apprécier que Daniela les prenne pour des autruches.
Le premier livre sur l'univers du visa vacances travail (working holiday) en Australie
Par Backpacker
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Publié dans : Extraits
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