Mardi 27 octobre 2009
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«Mais quel est le con qui passe l’aspirateur à 09h00 du mat’ ?» Je ne savais même pas qu’il y en avait un dans cet appartement. Il faut bien avouer que le ménage
est ici une abstraction, un concept oublié, désuet, un souvenir lointain de nos vies d’autrefois. Comme si chacun d’entre nous, de passage dans les lieux pour quelques semaines, avait peur de
trop en faire, ou tout du moins d’en faire un peu plus que les autres. Au final, personne ne fait rien. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de voir se balader, autour de la poubelle
toujours trop pleine, quelques cockroaches, cafards volants ou rampants. Pour limiter l’invasion, Nigel a
acheté un produit miracle qui, bien que dégageant une forte odeur, ne demande pas d’autre effort qu’une petite pulvérisation une fois par jour. Un cache-misère qui satisfait tout le monde depuis
deux mois que je suis ici. Alors, pourquoi cet aspirateur, aujourd’hui, un dimanche ? Le repenti de l’hygiène, quel qu’il soit, n’aurait-il pas pu attendre encore quelques heures avant de se
manifester ? Jusqu’ici, on avait l’impression que c’était à celui qui craquerait en premier. Qui a craqué ? Et pourquoi à 09h00 du matin ? En tout cas, il va m’entendre. Les yeux encore dans le
formol mais remonté comme une pendule, je tire le rideau qui sépare ma chambre du salon, la bouche entrouverte, prêt à exprimer ma manière de penser à ce malotru. Mon regard et mes intentions
belliqueuses s’arrêtent net sur un petit short rouge, très court, trop court, peinant à recouvrir un postérieur légèrement dodu. Dodu mais bronzé...
Le premier livre sur l'univers du visa vacances travail (working holiday) en Australie
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Mardi 20 octobre 2009
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Dans notre chambre - vingt mètres carrés, décoration dépouillée -, dix des douze lits superposés sont déjà occupés. On se
contentera des deux du fond, en hauteur, les plus éloignés de l’unique ventilateur qui s’épuise à rafraîchir le local et à chasser la persistante odeur de fauve qui imprègne même les draps
supposés propres. Sur le lit en dessous du mien, un grand corps nu et moite, le bras gauche sur les yeux, un bout de drap dissimulant ses parties génitales, semble dormir. Il est midi. La
poubelle déborde de cannettes de bière et de parts de pizza desséchées. Déjà, la déprime m’assaille. Un an à dormir dans ce genre d’endroits... Impossible. J’étouffe. De l’air, vite. Je décide de
laisser mon Belge - apparemment accablé par le jetlag - reprendre des forces. Fatigué également, je n’ai pourtant pas le cœur à tenter ici une sieste.
Dehors, le soleil n’en finit plus de chauffer les esprits. En un coup d’œil, le spectacle de la rue confirme les
présomptions de Farid. Il fait 35°C de plus qu’à Paris et les trottoirs débordent de peaux jeunes et dorées. Je remonte William Street et laisse sur ma droite King Cross, quartier à la réputation
sulfureuse : quelques classiques peep show aux devantures criardes et leurs rabatteurs peu convaincants, des vendeurs de kebab dans des boutiques huileuses, deux ou trois
toxicos, une ou deux filles de joie… King Cross n’est ni Harlem, ni Pantin. Ici-bas, la notion de «quartier chaud» semble, à première vue, avoir une acception bien moins
dramatique que chez nous.
(…)
Au croisement Darlinghurst/Oxford Street, la lumière du soleil rejaillit sur les façades rouges, jaunes ou roses d’une
ribambelle de bâtisses cubiques et défraîchies. Je vois alors passer un bus de ville blanc et bleu, une planche de surf dépassant d’une vitre. Sa destination : Bondi Beach, un nom qui
sent bon le sable chaud. La circulation aidant, je le rattrape et grimpe dedans à l’arrêt d’après. J’interroge une vieille dame assise à côté de moi. Elle me le confirme, je suis dans le bon bus
pour un bain de soleil au bord du Pacifique. Le premier de l’année, un 2 février.
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Lundi 12 octobre 2009
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On ne quitte pas une vie sans prévenir ceux qui la partagent, sans leur expliquer son choix, sans tenter de se justifier – bien qu’une envie de changement, ça ne se discute pas. Mes
amis voyant dans mon départ la perspective d’être logés gratuitement s’il leur prenait l’envie de venir me rejoindre pour trois semaines de congés payés, je n’ai pas eu à
m’employer bien longtemps pour les faire adhérer à mon projet.
J’attends de la part de maman davantage de résistance.
- Maman, je viens de me trouver un billet pas cher pour l’Australie.
- L’Australie ?
- Ouais.
- Combien ?
- Mille euros, valable un an.
- Un an ? Mais pour quoi faire ?
- Travailler, visiter, passer du bon temps... Enterrer ma vie d’adolescent, quoi... Avant de revenir et puis de me mettre sérieusement au boulot.
- Et t’as besoin d’un an pour ça ?
- Je sais pas... Je crois bien... Faut que je parle anglais aussi. C’est important pour la suite, l’avenir, un boulot plus intéressant...
- À Londres aussi, on parle anglais... C’est quand même moins loin que l’Australie, non ?
- Justement. Je veux un changement radical, me mettre en danger. Je ne veux pas avoir la tentation de rentrer au moindre coup de blues. Tu vois ce que je veux dire ?
- C’est sûr qu’à ce prix-là, ça ferait cher le coup de blues... Et comment comptes-tu vivre là-bas ?
- J’ai un peu d’argent de côté. En plus, avec mon visa, j’ai le droit de travailler.
- Mais qu’est-ce que tu veux trouver comme travail si tu ne parles pas anglais ?
- Je sais pas, je verrai. Y a toujours des petits boulots pour ceux qui veulent. Et puis tu n’as pas besoin de parler anglais pour faire la plonge.
- Ah ! Parce que tu pars en Australie pour faire la plonge, toi...
- Mais non ! Ce sera juste au début...
Ma mère continue avec ses questions, de plus en plus pointues, de plus en plus embarrassantes, car révélant la fragilité de mon projet. Dissimulant son inquiétude derrière un ton sévère
et circonspect, elle me fait douter.
- Et comment tu vas faire pour te loger ? Tu as trouvé un appartement ? Tu connais quelqu’un là-bas ?
- Non.
- Ton père a une cliente qui a de la famille à Melbourne, je crois...
- Je m’en fiche ! J’ai vraiment envie de me débrouiller tout seul.
C’est important, tu sais...
- D’accord, mais c’est quand même bien d’avoir un contact sur place au cas où, non ?
- Certainement...
- Et Sophie ? Qu’est-ce qu’elle en pense de tout ça ?
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Vendredi 14 août 2009
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Le coup de coeur de Gérard :
Gildas Quellien nous propose un récit de voyage
sur l'univers du "Backpacker", ce drôle d'oiseau migrateur qui sillonne l'Australie à bord de son van ou de sa Commodore break, vivant de petits boulots et de grands espaces...
Indispensable pour tout projet de voyage dans l'île-continent, cet ouvrage, au rythme trépidant, nous emmène à travers tout le pays.
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Copyright © Autour du
Monde
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Petit échos dans les colonnes du magazine TV Régions..
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Vendredi 14 août 2009
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Quand : Dimanche 23 août de 11 à 13 heures
Où : Alice Média Store, rue de la Forestière 33970 Cap Ferret
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Dimanche 12 juillet 2009
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http://www.newzy.fr/videos/le-fun/visas-pour-l-aventure.html?xtor=test
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Vendredi 10 juillet 2009
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Mercredi 10 juin 2009
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Le 4 juillet, jour de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis, quoi de plus normal que de parler d'Australie?
Autour d'une petite exposition de clichés australiens, venez découvrir, en compagnie de son auteur, le livre Backpacker Australia
Date : Samedi 4 juillet 2009 de 16h à 18h
Lieu : Librairie Itinéraires, 60 rue Saint-Honoré 75001 Paris, France
Expo prolongée durant tout l'été
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